THE INBOUND TRAGEDY
3 mai 2020
Le Japon a connu une croissance spectaculaire en tant que destination touristique, passant de 8,6 millions de touristes en 2010 à 19,7 millions en 2015, puis à plus de 32 millions en 2019, avec un objectif gouvernemental de 40 millions en 2020, année olympique. Cette affluence a engendré une expansion rapide du secteur touristique, qui représente (en 2020) 2,3 % du PIB. Néanmoins, cette croissance fulgurante d'un tourisme de masse a soulevé des problèmes de surtourisme et a exacerbé la xénophobie latente des Japonais envers les populations asiatiques. Malgré la tension économique causée dans certains secteurs par la brusque disparition des touristes étrangers, certains estiment que cela n'est pas aussi préjudiciable qu'annoncé.
La fermeture des frontières signifie également une absence de départs, les touristes Japonais restant au Japon. Frustrés de ne pas pouvoir voyager à l'étranger, les Japonais chercheront-ils à vivre une expérience étrangère au Japon ou à redécouvrir leurs racines et leur patrimoine.
La pandémie de COVID-19, ainsi que les éventuelles pandémies ou évènements écologiques et planétaires suivants, ne faciliteront pas la réouverture des frontières, des quotas seront sans doute instaurés, il serat difficile de revenir durablement à la liberté du tourisme que nous avions connu ces dernières décennies.
Ce changement de paradigme ouvre de nouvelles opportunités aux premiers à en saisir les dimensions et à s'adapter.
Nul doute que le marché japonais aura besoin des compétences d'experts étrangers dans ce processus rapide et nous orientons une partie de nos capacités dans ce sens.