3 septembre 2011 Lettre de Tokyo 2011/09/03

Fashion Forever ! Toute la journée je fus complimentée sur ma tenue.
Mamie avait raison, coquette et toujours impeccable !

Je prépare une soirée à la maison pour fêter les lunes d’automne ( 12 septembre et 10 octobre )
Comment la lune est elle célébrée/admirée de France ? des idées, anecdotes ?
Menu de petites pommes de terre sauvages, petites boules de riz etc. rappellant soit la lune soit le lapin qui y habite pour les japonais. Des suggestions ? ( pas de recette de lapin svp (^-^) même si c’est de saison )
lettre de tokyo

2 commentaires à “Lettre de Tokyo 2011/09/03”

  1. Maniglier :

    Au Japon, les dieux primitifs Izanagi et Izanami s’aimaient d’amour tendre. Malheureusement, leur dernier-né, le dieu du Feu, brûla Izanami en naissant et elle expira sur le champ. Izanagi, furieux, coupa la tête de son fils. Inconsolable, il descendit aux Enfers chercher sa femme. Celle-ci, ayant déjà goûté aux nourritures infernales, ne put rejoindre son mari mais proposa d’implorer la clémence des dieux infernaux. Impatient, Izanagi n’attendit pas et se précipita pour la voir. Devant le corps décomposé de son épouse, il s’enfuit, pris de panique. Se sentant humiliée, Izanami envoya à sa poursuite les « laides filles des Enfers » mais Izanagi les évita. Elle délégua alors huit dieux Tonnerre et les guerriers infernaux, mais, parvenu à la sortie, Izanagi les bombarda de pêches et obstrua l’entrée des Enfers. A travers la paroi, les époux firent le serment de divorcer. Puis, se sentant souillé, Izanagi se déshabilla et se plongea dans une rivière. Des impuretés infernales naquirent différents maux et Izanagi créa d’autres dieux pour les guérir. Il plongea encore dans l’eau et les dieux de la Mer naquirent. Il se lava le visage : de l’œil droit surgit alors la déesse solaire Amaterasu, de l’œil gauche, le dieu Lune Tsukuyomi, et du nez, le dieu des tempêtes Susanoo.

  2. Maniglier :

    Dans les mythologies chinoises et mayas, la lune est représentée par une déesse amoureuse. Une ancienne histoire chinoise dit que la déesse lune se querellait avec son époux, car il était jaloux de son habileté à menstruer. Il l’accusait de garder cet « élixir d’immortalité » pour elle-même. Elle était si furieuse de son accusation infondée qu’elle l’abandonna et s’en alla vivre pour toujours dans la maison de la lune. Depuis ce temps, elle interdit à tous les hommes de participer à son festival annuel de récoltes, à la pleine lune. Les déesses lunaires chinoises et mayas ont en commun d’avoir souvent des relations avec des lapins; leur fécondité affecte directement le monde des plantes, faisant germer les grains et fleurir les plantes. La déesse lunaire Maya précolombienne apparaît même sur les poteries comme une jeune femme assise sur le glyphe maya représentant un croissant de lune, tenant un lapin sur ses cuisses. On dit que le lapin reflète les motifs visibles sur la surface de la pleine lune.

    Petite mythologie astronomique (3) : la Lune
    Astre de la nuit, la Lune rythme le temps par sa face changeante et toujours renouvelée. Plusieurs peuples apprirent ainsi à diviser l’année en mois et créèrent un calendrier : le dieu Lune est souvent maître du temps et de la sagesse, un dieu important pour les hommes. Les Romains lui consacrèrent même un jour de la semaine en hommage, le lundi (Lunæ dies). Dans la mythologie, la Lune nous apparaît souvent plus douce et bienveillante que son homologue, frère ou mari, le Soleil, c’est une protectrice des hommes.
    Souvent, la Lune est représentée par un personnage féminin car l’analogie entre le cycle féminin et le cycle lunaire frappait les imaginations. Probablement aussi car elles restent toutes deux un mystère pour le « sexe fort ». A cause de cette ressemblance, la Lune symbolise la fertilité, d’autant plus que le croissant lunaire ressemble aux cornes du taureau, dieu de la fécondité, notamment au Proche-Orient.
    Toutefois, remarquons que Tsukuyomi (au Japon), Varuna (en Inde), Sin (au Proche- Orient), et Thot (en Egypte) par exemple sont des dieux lunaires et non des déesses, car la puissance est plutôt un attribut masculin.
    De plus, vu son lien avec la nuit et les ténèbres, la Lune règle la vie et la mort : elle est donc parfois un dieu chthonien1. Elle peut être néfaste ou amicale, célibataire ombrageuse ou épouse comblée, mais dans la plupart des cas elle se montre moins hautaine et plus proche des hommes que son confrère diurne.
    Tapie dans l’obscurité, elle surprend les voleurs qui profitent de la nuit pour perpétrer leurs forfaits et les punit lourdement. C’est le cas au Proche-Orient, où Mardouk dut la défendre contre les mauvais génies (les Outoukkou), protecteurs des voleurs. En Belgique, on ne compte plus les maraudeurs (Basin, Bruno, Pharaon,…) happés vers la Lune au moment de leur crime : il paraît même que l’on peut apercevoir leurs oreilles dépasser du croissant nocturne !
    1 C’est-à-dire relatif aux Enfers

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